samedi 2 décembre 2017

Tu regretteras

Moi, j’aurais harponné tes lourds nuages noirs
Pour t’offrir une place aux rayons de l’espoir,
J’aurais voulu creuser le sol toute ma vie
Pour donner un chemin à tes vœux d’infini.

Mais tu m’as désarmée pour un peu de plaisir,
Retournant le harpon contre mes grands désirs
Et creusant la tombe de mes plus belles joies…
C'est pourquoi je devrais m'affranchir de ta loi.

Dans ma peau de femme flétrie, abandonnée,
J’enrage et me débats contre le temps passé ;
Je voudrais oublier les ouragans de feu
Qui nous portaient au ciel lorsque nous étions deux.

Je ne m'y résous pas, et quand je lance au loin

Le passé, le présent et tous nos lendemains,
Ton regard me revient en virage violent
Pour muer tous mes rires en affreux grincements.

Ah ! tu regretteras bien vite, je le jure,
L’affront que tu me fis, le poids de ton injure,
Car même humiliée jusque dans mes entrailles,
Je suis de celles qui poursuivent la bataille.

Puisque tu as brisé notre alliance d’or,
Restauré entre nous la dure loi du fort,
Je prendrai le dessus sur cette trahison,
Brûlant de mon amour tes vains coups de passion.

Demain, quand tu viendras te faire pardonner,
Je prendrai mon courage à deux mains, mon aimé ;
Et je te ferai mal, de mes mots les plus doux :
Devant toi, je mettrai cœur et âme à genoux.

1 commentaire:

  1. dernière strophe énigmatique...
    froide vengeance? ou pardon? j'hésite entre les deux interprétations... de mettre coeur et ame à genoux...

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