vendredi 3 mars 2017

Liberté

Liberté qui, depuis des siècles de femmes,
Passionnas les débats à en brûler les âmes,
Toi pour qui l’on se bat, vit, se laisse mourir,
Ô liberté chérie à laquelle j’aspire !

Je voudrais m’enivrer de ton eau de grenade,
Me noyer, fascinée, dans ta couleur de jade,
M’envoler, tournoyer jusqu’au plus haut du ciel,
M’élever au-dessus de la terre et son fiel.

Je pressens que là-haut, les nuages s’effilent.
Le soleil projette vers les hauteurs ses cils,
Tout de feu et de gloire, de puissance et de paix.
De puissance, as-tu dit… qui engendre la paix.

Je n’ai qu’un seul soupir : fais-moi nouvelle reine,
Comme ces femmes qui se construisent et atteignent
Les belles places de notre société,
Seules, triomphantes, chassant fatalité.

Faudra-t-il avouer que cette indépendance
Désirée, réclamée sous nom de « délivrance »,
N’est que soif de vaincre, de plier à ses pieds
Le monde et ses idées, pour pouvoir affirmer :

« Voyez, j’ai dépassé vos petits préjugés ;
Je suis femme, et ma force est dans ma destinée.
Ne cherchez plus, Messieurs, à me faire rougir,
Je vous l’avais dit, hé ! je vous ai dominés. »

Cet orgueil, toutefois, et ce mépris de l’homme
Deviennent futiles quand l’amour vient, en somme,
Ébranler les projets qui n’ont plus leur essence :
Liberté s’effondre sans fraîcheur de l’enfance.

La conquête du monde est une illusion,
Homme ou femme, chacun menant son bataillon
Se prive du soutien du plus complet ami.
Il n’y a qu’un combat : l’amour, et quel défi !

1 commentaire:

  1. Bravo pour ce beau Gribouillage! ça fait du bien
    continue ma Finette
    Mam

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