lundi 24 août 2015

Joie

    Un crayon, un stylo ; une mine grise, une encre sombre ; et les mots qui, comme une déferlante coulent sur le papier. Ne vous méprenez pas ! C’est la joie, une joie intarissable, qui se cloue sur la feuille pour mieux envoler l’âme qui la formule. Joie profonde, féconde, reçue et donnée, comme on offrirait un monde nouveau à l’humanité.

    L’amour explose en éclats d’éternité. Le monde se mire dans ces bris de vie, se trouve beau et se lance en un cri de louange vers son Créateur. Triomphe de la vie, victoire sur la mort ! le rire défie la misère, la terrasse, l’écrase sous son talon.
    Les abîmes restent profonds et cruels, mais la majesté, l’immensité du sourire renverse la tristesse et les sublime. Deuil, noce, chagrin, plaisir se croisent et s’enlacent. Le bonheur s’ancre durement, lentement, sûrement. Il faufile ses racines entre les gravas secs et blessants ; il saigne mais persévère, jusqu’à la source de vie. Quel effort pour retrouver la surface, mais quelle joie d’ouvrir son feuillage, de redécouvrir le monde, son soleil, ses montagnes, ses étoiles !
    Étouffer sous la joie ! Pleurer, murmurer comme on crie ! L’homme implose devant ces merveilles, il suffoque, se meurt. La vie n’a qu’un seul prix : l’offrande du bonheur – ô vous, frères, venez goûter à la source, partagez cette allégresse !

    De joie en joie, c’est l’âme qui s’étire, grandit, s’envole. À mesure qu’elle monte, le ciel s’élève aussi. Chaque sommet atteint est une victoire, mais n’est qu’un départ pour un combat plus grand.
    
    À l’assaut !

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