mercredi 16 juillet 2014

Le pas des hommes

Les hommes vont à leur façon,
Dignes, guillerets ou bougons,
Mais il est une règle expresse
Qu’aucun de ceux-là ne transgresse.

Vieillards, adultes et petits,
Chaque âge porte ses soucis,
Éloignez-vous de leur chemin
Pour les observer de plus loin.

Voici le tout jeune garçon
Qui avance par petits bonds.
Il est avide de surprises,
Explore le monde à sa guise.

C’est la main ferme de son père
Qui le retient sur cette terre,
Lorsque son regard enfantin
S’égare dans chaque recoin.

Le jeune homme a un autre pas,
Similaire à celui du chat
Qui veut montrer son pedigree
Pour séduire sa dulcinée.

Il regarde droit devant lui
L’horizon où l’astre reluit,
Et il voit lui appartenir
L’aurore d’un bel avenir.

Le jeune père de famille
A mille pensées qui fourmillent.
Il surveille attentivement
Les mouvements de ses enfants.

C’est mission ardue que la sienne,
Il se donne bien de la peine,
Mais quand il croise leur sourire,
Il ne peut que s’enorgueillir.

Le suivant est cinquantenaire,
C’est un homme au masque de fer.
Il est tanné par le soleil,
Lassé par des années de veille.

Ses yeux défilent sur le sol
Sans jamais prendre leur envol,
Et il passe comme un fantôme,
Imperméable à tout idiome.

Attendez de voir le vieillard.
Il est courbé, mais son regard
Se tourne naturellement
Vers l’infini du firmament.

Il porte un de ces beaux visages
Dont chaque ride creuse l’âge,
Et qui, sans souci de vieillesse,
Est le trône de la sagesse.

Voyez ces hommes qui défilent,
Qui dans les foules se faufilent,
Des inconnus qui se promènent,
Si familiers pour l’ère humaine.

La vie se charge de changer,
Au long de ces quelques années,
L’âme, le regard et le pas.
La paix triomphe à ce combat.

1 commentaire:

  1. je me disais que je l'avais déjà lu... mais c'est toujours très bon et agréable!
    Mam

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